La  Parole qui donne la vie
 
 

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Traduction à partir du texte néerlandais « Het levenbrengend Woord » de Ab Klein Haneveld. Traduction réalisée par Aalbartus Hardeman.

 

La Parole qui donne la vie

 

Romains 10 :11-17 parle de la position d’Israël, que nous avons appris à connaître comme « peuple de Dieu ». Dans l’épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit concernant Israël. Il explique que bien qu’un avenir spécifique soit réservé pour Israël, cela n’a aucune conséquence sur quelque israélite que ce soit. Si un avenir spécifique est réservé pour le peuple, cela ne signifie pas qu’un avenir spécifique est réservé pour chacun qui un jour a fait partie de ce peuple. A l’école nous avons dû apprendre beaucoup de choses sur le peuple français, par exemple la révolution française. Pourtant nous n’en avons pas fait partie. Il y avait effectivement un avenir pour le peuple français, mais ceux qui vivaient jadis ne font pas partie de cet avenir. L’Ecriture dit : « Quiconque croit en lui ne sera point confus. Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec » (Romains 10 :11,12). En relation avec le travail de rédemption de Dieu, il y a distinction entre le peuple juif et tous les autres peuples, mais aucune distinction entre Juif et Grec. Paul ne l’écrit pas  sans fondement, mais il se réfère à Esaïe 28. Paul connaissait l’Ecriture. En Romains 10 :13 il écrit : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ». Ici, il fait référence à Joël 2. C’est écrit dans les Ecritures que jadis Dieu donna à Israël. En Romains 3 :1 et 2, il écrit que la bénédiction d’Israël, en premier lieu, est que les Paroles de Dieu leur sont confiées. Est-ce une bénédiction ? Quand nous regardons le peuple juif, nous pouvons difficilement voir ça comme une bénédiction. Ils s’en sont moins bien sortis que les français avec leur révolution. Ce n’était pas tellement une bénédiction, surtout pas pour Israël en tant que nation au milieu des autres nations. La bénédiction n’était pas dans le fait qu’ils aient reçu ces Paroles, mais dans le fait que ces Ecritures étaient en leur possession et qu’ils pouvaient se les approprier. Ils pouvaient étudier ces Paroles et se les approprier. Ça c’était la bénédiction d’Israël. Et pas seulement ça, mais il y avait une responsabilité attachée à cela. Cette responsabilité est toujours d’actualité jusqu’au jour d’aujourd’hui. Cela signifie qu’ils étaient responsables de prêcher ces Paroles de Dieu parmi toutes les nations, parmi tous les païens. Cela a toujours été le cas. C’était la mission prêtresse de ce peuple que d’annoncer cette Parole. Pour le faire, Israël aurait tout d’abord dû accepter ces Paroles de Dieu. Le fait est que Dieu leur a donné sa Parole, mais Israël ne l’a jamais reçue. Et dans la mesure où ils l’ont reçue, ils ont fait comme beaucoup de chrétiens le font au jour d’aujourd’hui. Beaucoup de chrétiens, la Bible dans la main, disent qu’ils la croient de A à Z. C’est facile à dire quand on ne sait pas ce qu’il y a marqué dedans. Cela peut paraître un peu dur, mais Israël a la Bible toujours ainsi, fermée et rangée dans l’armoire. Dans la synagogue l’on appelle cette armoire une arche. La Parole est dissimulée. Elle est tellement sainte… qu’on ne la lit pas. Oui, je sais qu’ils la lisent ; mais c’est Paul qui dit en 2 Corinthiens 3 versets 14 et 15 que jusqu’à aujourd’hui un voile demeure sur leurs coeurs en lisant l’Ancien Testament, et qu’en voyant ils voient, mais ne comprennent pas. C’est toujours un livre fermé pour eux. Chez l’église catholique, la Bible était attachée à une chaîne. Luther, un homme spirituel, trouva un jour une Bible dans un cloître ! La tragédie de beaucoup de chrétiens aujourd’hui est qu’on n’a plus besoin de la chercher, mais on ne la lit pas quand même. Un jour mon père disait : « Savez-vous, frères, ce qui est si dommage ? C’est qu’il y ait des personnes qui se sentent obligés de défendre la Bible. Cette Bible qu’ils ont au dessus de la cheminée avec une serrure en cuivre. Nous ne faisons jamais cela. Je n’ai pas été habitué ainsi. Nous ne défendons pas la Bible, simplement nous l’utilisons ». Il est mieux de se servir de la Bible que de la défendre. La Bible dit d’elle-même qu’elle est plus tranchante qu’une épée à deux tranchants (Hébreux 4 :12). Une épée n’est pas une chose qu’il faut défendre, mais elle sert à défendre d’autres choses. Ainsi il en est de l’Ecriture. Nous n’avons pas besoin de la défendre. Autrefois je me suis rendu coupable  de cela plusieurs fois. Mais ce n’est pas nécessaire. Nous devons accepter la Parole de Dieu, et l’utiliser. Là vous verrez quel en sera le résultat. Pas seulement pour votre propre vie, mais aussi pour votre entourage. De cette manière la Parole devient vivante. Ce n’est pas juste un morceau de papier avec des lettres noires sans images ni illustrations. Mais quand on étudie la Bible, elle s’avère pleine d’images et d’illustrations. Des images qui n’ont qu’un sujet, à savoir la personne du Seigneur Jésus. Images, illustrations, dessins, cette Parole de Dieu nous dessine Dieu lui-même. Ce qui est dit en Romains 10 c’est que quiconque croit en Lui ne sera point confus ; et quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Paul nous apprend ici sur la base de l’Ancien Testament, comment parvenir au salut. Comment ? En accomplissant la loi ? Non, cela n’a jamais été le cas. Ce malentendu a été inventé par l’homme lui-même. L’homme veut croire volontiers qu’il peut gagner ou mériter son salut par lui-même. Cela le place sur un piédestal. « Regarde ce dont je suis capable ». Un jour, Nebucadnetsar se mit sur un piédestal et dit : « N’est-ce pas Babel que j’ai construit ». Et l’empereur Néron se mit debout sur un mur à Rome et dit : « N’est-ce pas Rome que j’ai construit ». Tous les deux étaient aliénés, tant Nebucadnetsar que Néron. Et il y a des personnes qui disent dans leur coeur : « Regarde, n’est-ce pas le salut que nous devons, ou pouvons gagner, ou que j’ai gagné ? ». Ce n’est que de l’orgueil et preuve de folie si on affirme ça, alors on n’est pas sensé. De plus, dans ce cas, on a une trop faible estime de la personne de Dieu, et une beaucoup trop haute opinion de soi-même. Les écritures nous apprennent que quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Il faut invoquer un NOM, pas ton propre nom, mais le nom du Seigneur, c’est ce qu’il y a écrit. « Quiconque invoquera le nom de Jéhova (c’est ce qu’il y a littéralement écrit en Joël 2) sera sauvé ». Et que dit Israël maintenant ? Ce Nom est beaucoup trop saint, il ne faut pas le prononcer. J’ai vu que lorsqu’on prononce à haute voix « Jéhova », les gens s’en vont. L’Israël orthodoxe parle de l’Eternel, du Tout-Puissant, du Prévoyant, de l’Omniscient, mais pas du Seigneur. La théologie juive dit : « Prononcer ou invoquer c’est profaner ». Les paroles de Dieu leur ont été confiées, mais ils n’en comprennent rien. Pourquoi ? Parce qu’ils ne croient pas. « Etre sauvé » est le résultat d’invoquer le Nom du Seigneur. C’est pour cela qu’il est marqué en Romains 10 :14 : « Comment donc invoquerontils celui en qui ils n’ont point cru ? » Donc, le salut vient de l’invocation, et l’invocation vient de la croyance/foi. Ça c’est ce qu’il y a écrit. Il faut d’abord croire, sinon cela n’a bien sûr pas de sens. On ne peut tout de même pas invoquer quelqu’un en qui on n’a pas confiance. Puis il y a écrit : « Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? » On peut croire en quelqu’un ou en quelque chose, mais il faut quand même qu’on sache qui est ce quelqu’un, ou ce qu’est ce quelque chose. Si tu veux invoquer le nom du Seigneur, alors il faut Le connaître, et ça c’est possible parce, qu’Il est prêché. On peut seulement croire en lui quand on sait qui Il est. Il faut savoir qui se cache derrière ce nom, ou à l’inverse, qui est révélé en ce nom. Il faut connaître cette personne, quel que soit son nom. On est sauvé par invocation, mais on invoque celui en qui on croît. Et on peut seulement croire en celui dont on a entendu parler. Comment peut-on avoir entendu parler de Lui s’il n’a jamais été prêché (Romains 10 :14) ? Et puis vient la question suivante en Romains 10 :15 : « Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? » Puis, Paul fait référence à un passage de l’Ancien Testament. Là est écrit : « Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles (Esaïe 52 :7) !». Déjà l’Ancien Testament nous apprend cette vérité. Paul conclut en disant : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu (Romains 10 :17) ». Ceux qui sont envoyés sont effectivement envoyés pour prêcher la Parole de Dieu. Quand on suit ce raisonnement, il s’avère que : • Le salut résulte de l’invocation,

• On invoque celui en qui on croit

• On croit parce qu’on a entendu parler de lui, et

L’entendement vient de la Parole de Dieu. Si on enlève toutes les étapes intermédiaires, nous avons d’un côté la Parole de Dieu, et de l’autre le salut. On est donc sauvé par la Parole de Dieu. La Parole de Dieu qui :

• Est prêchée par ceux qui

• Sont envoyés et qui

• Vient à ceux qui

• L’entendent et qui

• Y croient et invoquent, et ainsi

Sont sauvés. Ceci est fondamental. On obtient le salut par la Parole de Dieu. Si la Parole de Dieu n’est pas prêchée, aucune prédication n’a de sens. Seulement la Parole de Dieu donne la vie. Le salut est le résultat de la Parole de Dieu. Etre sauvé est un autre mot pour la renaissance. Dans la pratique cela signifie que l’on reçoit une nouvelle vie. On est donc né de nouveau par la Parole. Je veux vous faire voir quel effet produit la Parole de Dieu, ce qu’est cette Parole de Dieu, et pourquoi il est utile de l’étudier.

Renaissance, la nouvelle vie (régénération)

1 Pierre 1 verset 23 dit que nous avons été régénérés (nous sommes renés) ; non pas par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. La naissance résulte de la semence qui est tombée. On peut interpréter cela de beaucoup de manières différentes. La semence existe sous des formes diverses. En général, on peut dire que la semence doit tomber dans quelque chose, et mourir pour porter des fruits. La science se demande d’où vient la vie. Elle vient de la Parole de Dieu. On se demande ce qu’est la vie. La vie c’est Christ. Cela a toujours été ainsi. Pour cause, au jour d’aujourd’hui c’est toujours le cas, et ce le sera toujours. L’Ecriture apprend que toutes choses ont été faites par la Parole de Dieu. Ce n’est pas de la théologie. C’est de la physique. Toute la nature a été faite par le Parole de Dieu. On le sait, mais on ne le croit pas. La vie de la vieille création (l’homme naturel Adam) vient de la Parole de Dieu. Pierre dit que la nouvelle création provient également de la Parole de Dieu, c'est-à-dire la semence incorruptible. La renaissance se fait donc par la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est vivante et permanente. Pierre continue en verset 24 disant : « Car toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe. L’herbe sèche et la fleur tombe ». Le psalmiste dit de cette herbe : « L'homme! Ses jours sont comme l'herbe, Il fleurit comme la fleur des champs». L’herbe est la vieille nature de l’homme qui périt. C’est beau, mais elle disparaît. Mais la Parole du Seigneur demeure éternellement ; cette Parole est celle qui vous a été annoncé par l’évangile (1 Pierre 1 :25). Littéralement il y a écrit : « la Parole qui a été annoncé en vous ». Les traducteurs ne le comprennent pas. Il s’agit de la Parole qui a été plantée en nous. Ce qui est rentré par le trou de nos oreilles. La Parole suscite une nouvelle vie en nous. Dans notre vieille vie, prend naissance une nouvelle vie, dit la Bible. Malgré cette vieille nature, survient une nouvelle vie. Les choses de la nature sont des images des choses spirituelles. Tout le monde sait qu’une femme enceinte peut agir bizarrement. Elle mange, par exemple, des cornichons. On peut voir à son apparence qu’elle est enceinte. Il en est de même pour nous quand une nouvelle vie a été plantée en nous. Notre comportement change. Le monde dit : « Que t’arrive-t-il, es-tu malade ? » « Non, tout va parfaitement bien, nous sommes dans l’attente d’un heureux évènement ». Paul écrit dans l’épître aux Romains que notre vieil homme est mort depuis longtemps. Il ne faut pas le prendre en considération (Romains 6 :6, 11). De par la Bible nous connaissons la naissance de Benjamin (le fils de mes derniers jours). Benjamin est une représentation du reste d’Israël (les juifs croyants) et également de l’église. Benjamin était né de Rachel sur le chemin de Bethléhem, dans les champs d’Ephrata. Rachel mourut lors de l’accouchement (Genèse 35 :16-19). C’était la fin du vieil homme (la vieille nature), mais une nouvelle vie apparut. Il en est de même pour nous. Par la Parole est le salut. On est sauvé en invoquant Celui en qui nous croyons, parce que nous l’avons entendu. Nous l’avons entendu parce que nous avons reçu la Parole. Voilà toute l’histoire. La Parole est la semence de la renaissance. De cette Parole est issue une nouvelle vie. La Parole est éternelle (permanente), donc cette nouvelle vie est également éternelle. De la semence incorruptible provient la vie incorruptible. En 1 Pierre 1 :3 et 4, Pierre avait déjà dit que Dieu nous a régénérés (fait renaître) pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir ; il nous est réservé dans les cieux.

 

Comment la Parole peut-elle donner naissance à la vie ?

Un biologiste en rigolera. La parole est abstraite et non matérielle. Comment peut-il y avoir des choses qui en résultent que l’on peut toucher ? Ainsi nous arrivons en plein milieu des malentendus. La question est : « Qu’est-ce que la vie ? » Si vous voulez savoir ce qu’est la vie, il ne faut pas le demander au médecin. Si vous voulez savoir ce qu’est la vie, il faut étudier les Ecritures. La Bible dit ce qu’est la vie. Le Seigneur Jésus dit : « Mes paroles sont Esprit et vie » (Jean 6 :63). La Parole de Dieu est vie.

 

Qu’y a-t-il de si spécial avec la Parole qu’Elle soit vie ?

Premièrement, Dieu est Parole. Nous parlons de la Parole de Dieu parce que nous imaginons Dieu comme une Personne, et la Parole de Dieu est donc ce qu’Il dit (ce qui vient de Lui). Nous avons ainsi deux choses, c'est-à-dire Dieu et sa Parole. Mais Jean dit en Jean 1 :1 « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu ». Que la Parole était avec Dieu, nous pouvons le comprendre. Dieu existe, et Il parle. « Non », dit Jean, « la Parole était Dieu ». Ce ne sont pas deux choses différentes, mais une chose, à savoir une Personne. C’est à cause de notre imagination limitée que nous ne pouvons pas nous le représenter. Nous devons apprendre que la Parole est Dieu ! Ensuite, il y a écrit : « Elle était au commencement avec Dieu » (Jean 1 :2), et « Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle (Jean 1 :3) ». Jean 1 :4 poursuit disant : « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

 

En quoi était la vie ?  

En la Parole ; il y a des gens qui disent que Christ est la Parole. C’est évidemment vrai. La Parole de Dieu, savoir Dieu, n’est personne d’autre que Christ, la personne du Seigneur Jésus Lui-même. C’est marqué en Jean 1:14 : « Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous… ». Il s’agit du fait que le Seigneur Jésus est Parole. Ce n’est pas dit dans l’autre sens. Il n’est pas écrit « Au commencement était Christ ». Non, au commencement était Parole. Par la Parole toutes choses furent faites.

 

Qu’est-que la Parole ?

Le plus simple des dictionnaires pourra vous le dire. Une parole est une expression verbale de la pensée. Une parole prononcée est évidemment une parole, mais la parole commence déjà dans le cerveau. Le mot grec pour parole est logos. Logos est une pensée et un nombre. Même une formule est appelée logos en grec. La parole, de façon remarquable, donne une stature à notre pensée. Cette stature est invisible, mais audible. Par l’entendement de paroles, on peut se former une image. Des pensées peuvent être exprimées par la parole. C’est ainsi que se forment les mots / la parole. Les pensées font partie d’une personne, et elles peuvent être transmises à quelqu’un d’autre. Un autre mot pour parole est « communication ». Quand des paroles se forment, on peut parler de communication. Communication signifie échange de pensées. Un meilleur mot pour cela est « communion ». Lors d’une étude biblique nous communions ensemble. Les pensées de celui qui parle viennent de dedans, et vont à l’intérieur de ceux qui écoutent. Ainsi ils reçoivent les paroles communément. Nous sommes tenus de partager nos biens entre nous ; c’est l’action de la Parole. Il en est de même pour la vie. La vie est également communion. La mort est une communion interrompue. C’est ce que nous disent les Ecritures. A Adam fût dit : « Car au jour que tu mangeras de cet arbre, tu mourras certainement (Genèse 2 :17b)». Selon le docteur, Adam ne mourut point ce jour, car il vécut encore de nombreuses années. Selon Dieu, Adam mourut ce jour. Ce jour là, la communion entre Dieu et Adam était interrompue. Ça c’est la mort, car la mort est une séparation. Ce n’est pas une application étrange du concept « mort », comme s’il pouvait s’agir d’une mort spirituelle. Non, Adam était mort. Quand Dieu eut besoin d’Adam, il dût chercher Adam dans le jardin. Dieu avait perdu Adam. Quand Dieu trouva Adam, il le plaça hors du jardin. Une épée à double tranchant était utilisée pour couper l’accès à l’arbre de vie. L’épée cause la mort et la séparation entre la source de vie (le Seigneur Lui- Même) et l’homme. Lors du service militaire nous apprenions : « quelqu’un est mort quand la tête est séparée du corps ». C’est la seule manière clairement visible. Dans les autres cas ce n’est pas toujours aussi évident. Quand les Eritures disent de quelqu’un qu’il est mort, que faut-il se demander ? Mort pour qui ? De qui est-il séparé ? La mort n’est pas quelque chose en soi, elle est relative. La mort est une séparation de quelqu’un d’autre ou de quelque chose. En principe la mort est la séparation de la Vie elle-même, c'est-à-dire de Dieu Lui-Même. Quiconque n’a pas de communion avec Dieu est mort. Même si nous appelons ça « vie ». Nous avons abaissé nos normes. Quand nous communiquons avec quelqu’un, de bouche à bouche, ou par téléphone, nous disons : « il vit ». Il n’a pas forcément de communion avec Dieu. La Bible dit de l’homme qu’il est mort par ses fautes et ses péchés (Ephésiens 2 :1). L’homme a été coupé de Dieu, de la Vie, de la Parole. Maintenant nous sommes arrivés là où nous devons être. La communion s’établit par la Parole. La parole (nos paroles) nous rapproche les uns des autres. Quand il n’y a pas de communion (communication), alors on est mort l’un pour l’autre. Nous disons : « c’est pas une vie ! » La vie est censée être une vie de communion à toute sortes de niveaux et à des manières différentes. En premier lieu avec Dieu Lui-Même. Quelqu’un qui est mort arrive en communion avec Dieu par le fait que Dieu lui parle. Dès que la Parole de Dieu est acceptée, s’établit la communion. Là où il y a communion, il y a vie. C’est un principe très simple. C’est toujours vrai. Quand nous recevons la Parole de Dieu, la vie se forme. Comment, et de quelle  façon n’est pas le sujet abordé. La vie existe seulement par la Parole de Dieu. Dans la Bible, la Parole est le contraire de mort. Pensez à ces paraboles qui illustrent ce principe. Lazare était mort. Cela signifie qu’il ne pouvait plus rien entendre, car ses oreilles ne fonctionnaient plus. Que se passait-il ? Le Seigneur vint et dit : « Lazare, sors dehors ! (Jean 11 :43)». La Parole de Dieu vint à Lazare, et une nouvelle vie se créa. Avec la fille de Jaïrus, il se passait la même chose. Le Seigneur parla, disant : « Jeune fille, je te dis, lève-toi (Marc 5 :41) ». La Parole de Dieu, le Seigneur Lui-Même, qui est la Parole, vint et il y eut vie. Quand Dieu nous parle, il y a la vie en nous, à condition d’accepter cette Parole. Ce n’est pas un discours religieux, mais c’est ce que les Ecritures nous enseignent. Il n’y a pas d’autre vie que celle qui se forme par la Parole de Dieu. La parole d’aucun homme n’est capable de donner naissance à la vie. Notre parole n’aboutit qu’à une communion (= communication) limitée dans le temps. Parfois s’établit une relation, mais souvent ce n’est pas le cas. Cela dépend de la confiance que l’on accorde l’un à l’autre. Quand nous mettons notre confiance dans le Seigneur, une nouvelle vie se crée. Une parole qui vient de l’un et qui va vers l’autre apporte la vie. Quand on s’arrête là, la vie s’arrête là. En principe, une parole qui vient de l’un et qui va vers l’autre, c’est la vie. Si par la suite il n’y a plus de paroles, il est question de mort. Dans ce cas il n’y a plus de communion. Nous avons été sauvés par le fait que nous avons cru en la Parole de Dieu. Quelle parole ? Bien sûr cette Parole concernant le travail de réconciliation du Seigneur Jésus. Nous avons accepté le Seigneur qui est devenu homme, qui a donné sa vie à notre place, et qui est ressuscité de la mort. Bien, nous sommes donc arrivés à la vie, mais que faire ensuite ? Certains livres disent qu’il ne faut surtout pas faire ci, et surtout faire ça. La seule chose que je sais, c’est que lorsque une vie prend naissance par la Parole de Dieu, cette vie ne peut se maintenir et se développer qu’en continuant à recevoir et à accepter cette Parole. En effet, il y a écrit beaucoup plus de choses dans la Bible que le fait que le Seigneur Jésus est devenu homme, qu’Il a souffert, qu’Il est mort à notre place, et qu’Il a ressuscité de la mort. Ce n’est pas une finalité, mais le point de départ. C’est la première chose que l’on doit accepter. C’est la première rencontre que l’on a avec le Seigneur. C’est là que la nouvelle vie trouve son origine. Si nous avons commencé ainsi (être rené / régénéré), nous ne pouvons poursuivre qu’en acceptant le reste de La Parole. C'est-à-dire en étudiant la Parole. Etre occupé avec la Parole de Dieu ne peut donc avoir aucun autre effet que de faire croître la vie qui a été plantée en nous. Par quoi d’autre cette vie peut-elle croître ? Par rien d’autre. Il n’y a rien d’autre. Toutes nos oeuvres, nos essais, notre bienveillance, nos efforts, notre bonne volonté ne servent à rien, ils ne sont pas édifiants, il ne font pas croître nos vie. Au contraire, cela nous épuise. Il en est également ainsi avec l’homme naturel. Quand un homme ne se nourrit pas, et ne fait que travailler, il mourra rapidement. Ce n’est pas possible. Pour l’homme rené (le croyant) c’est pareil. La seule chose qu’il a à faire, c’est de continuer à « consommer » la Parole. Le Seigneur Jésus qui dit de lui-même qu’il est la Parole, dit aussi : « Je suis le pain de vie (Jean 6 :48) ». Le Seigneur était né à Bethlehem, la maison du pain. C’est pour cela que nous mangeons de ce pain, dit Paul dans l’épître aux Corinthiens (1 Corinthiens 10 :17). Nous mangeons le corps de Christ. Jésus dit : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; … » (Jean 6 :54). Celui qui prend part à Lui, celui qui approprie sa Parole, celui-là vit. Il n’y a pas d’autre message. Je ne peux rien vous proposer d’autre.

 

Seule la Parole de Dieu crée la vie.

De quelle façon cela se fait, ce n’est pas notre affaire. Nous n’avons pas besoin de le savoir. Nous devons seulement le croire. Ce n’est pas très difficile, il suffit de le faire. Tu prends une bouchée de pain, puis ça semble fonctionner. On n’a pas besoin de tout connaître concernant l’appareil digestif pour rester en vie. Il faut juste manger du pain. C’est ce que doit faire un croyant également. Il doit étudier cette Parole. Je me rends compte qu’à chaque fois qu’une personne vient à la croyance, cette personne manifeste une réelle soif de savoir. On a tellement faim, et on a envie de tout savoir de suite. Qu’est-ce qui se passe dans beaucoup de cas ? Un prédiquant qui a fait des études vient. Ce prédiquant est parfaitement capable de freiner une telle personne. Il dit qu’il faut y aller doucement. « A partir du moment où tu vas régulièrement à l’église pour entendre la Parole, tout ira bien pour toi. Un homme ne peut tout de même pas tout savoir ? Les Ecritures sont de toute façon terriblement difficiles à comprendre etcetera. … » Eh bien, ce n’est pas le cas. Si ça l’était, je ne comprendrais rien non plus. Nous devons côtoyer la Parole. Parfois les gens demandent : « D’où tu sors tout ça ? » Eh bien, c’est tout écrit dans la Bible. On ne s’occupe pas de la Parole pas parce qu’il faut le faire, ou parce que l’église l’impose, ni par piété, ni parce qu’il y a quelque chose à gagner. Non, en la Parole tu trouves vie. Les gens se plaignent qu’ils n’ont pas d’accroche dans la vie. La rampe d’escalier est bien fixée, donc ce n’est pas ce genre d’accroche qu’ils cherchent. Ils veulent dire une accroche spirituelle. Un appui, non pour leurs mains (leurs actions), mais pour leurs pensées. Ils cherchent des normes solides et fixées, dans lesquelles on se retrouve. L’on cherche son soutien avec des données sûres. Des choses qui sont vraies, et qui restent vraies. Des repères qui n’ont pas besoin d’être adaptés. Quand on parle avec des catholiques, ils se plaignent toujours qu’autrefois ils devaient faire des choses qu’ils n’ont plus besoin de faire aujourd’hui. Je lisais récemment dans le journal que les catholiques, autrefois, devaient se confesser une fois par semaine. De nos jours ce n’est plus nécessaire. Maintenant ils vont deux fois par semaine chez le psychiatre. Là bas ils se confessent aussi, mais ça coûte de l’argent. C’est une histoire tragique, mais l’homme a perdu ses repères. Les catholiques qui apprennent à connaître la Bible disent : « Oh, c’est ça qu’il y a marqué, c’est magnifique. » L’église se trompe donc, mais ça on le savait déjà, parce que ce qu’il a toujours fallu faire, aujourd’hui on a plus besoin de le faire parce que l’église l’a aboli. Il en est de même dans certains courants protestants et déjà aussi dans l’évangélisme. Ce qui autrefois était communément accepté, aujourd’hui ce n’est plus intégré. On n’en veut plus. On n’a plus de normes. On a tout perdu. Pourtant, il y a des normes.

 

L’homme qui n’a plus de repères, où aller ?

A la Parole. Ces normes, ces choses inébranlables, sont dans la Parole de Dieu. C’est le rocher solide et fixe. On n’a pas besoin de défendre ce rocher, il faut se mettre dessus. Ce rocher te défend à toi. C’est ton appui. Pour certains ce rocher est une pierre d’achoppement. Ils trébuchent sur cette pierre. Israël, en tant que peuple, rejetait cette pierre, et pour cela ce peuple est tombé (Matthieu 21 :42-44). L’Ecriture dit : « Bâtis ta maison sur le roc » (Matthieu 7 :24,25). C’est le mieux que l’on puisse faire. Ce roc ne chancelle pas. Il en est de même de la Parole de Dieu. Cette Parole est stable. La Parole nous a donné la vie, et entretient nos vies. Il s’agit de vie spirituelle. C’est une vie qui n’a pas de rapport avec nos actions, mais avec notre pensée. Dans les pensées, on peut vivre une vie comme on en a envie. En néerlandais nous disons que les pensées ne sont pas soumises à péage. Avec nos corps nous ne pouvons pas faire selon notre plein gré. La vie éternelle que nous avons reçue n’est pas une vie visible, mais c’est en nous. La Bible nous dit aussi : « Soyez transformés par le renouvellement de votre entendement (pensée) (Romains 12 :2) ». Le but ce n’est pas : « changez votre façon de penser ». Non, il faut d’abord penser différemment, et par cela on est transformé. L’objectif c’est d’être transformé. Si tu veux penser différemment, il faut l’apprendre. Penser c’est du traitement d’informations. Penser différemment commence par l’appropriation d’autres informations. D’où l’importance de ce  que nous lisons. Je ne dis pas qu’il ne faut pas lire certaines choses. Je dis ce qu’il faut vraiment lire, et ce qu’il faut étudier. Vous devez vous instruire par la Parole de Dieu, et traiter ces informations. C’est ainsi que votre façon de penser sera transformée. Ce n’est pas possible autrement. On assiste alors au phénomène qui fait qu’une personne cite des textes bibliques dans des situations données. Comment ça se fait ? Ça se fait parce que cette personne connaît la Parole. Elle s’en est imprégnée, et cette Parole produit son effet. Quand je vois de l’herbe, je pense : « L’homme ! Ses jours sont comme l’herbe. » Pour moi l’herbe est une image de l’homme, sinon rien. Un grain de blé est une image du Christ ; il tomba sur la terre et mourut pour porter du fruit. On peut aussi semer et récolter les grains de blé pour en faire du pain ensuite. C’est également un type (image) du Christ. Par la Parole on apprend à penser autrement. On apprend à ne pas penser à soi-même, ni à son portefeuille ou autre. On apprend à penser comme Dieu, au Christ, à la Parole. Un homme n’est pas transformé en faisant certaines choses, ni en évitant d’en faire d’autres. Cela n’y fait rien. Uniquement connaître la Parole, étudier et se l’approprier y fait. Et dire : « C’est écrit ça ? Magnifique, non ? » Il y a toujours des gens qui disent : « A quoi bon de faire des études bibliques ? Le monde est dans le besoin, et pourquoi, nous chrétiens, nous intéresserions-nous aux détails de la Bible ? » Ces personnes ne le comprennent pas. La Parole est vie et nourriture ! Qui parle d’un monde dans le besoin ? A quoi bon que nous mangions du pain, pendant que le monde est dans le besoin. ? C’est très simple, comme ça au moins nous restons en vie. Si nous ne restons pas en vie, nous ne pouvons pas être utiles au monde. Il en est de même avec l’homme né de nouveau. Nous étudions la Parole de Dieu afin que nous restions debout. C’est selon la volonté de Dieu. Ce n’est peut-être pas tout, mais si nous ne mangeons pas, si nous n’avons pas la vie et la communion avec Dieu à travers la Parole, ça ne sert strictement à rien de parler du monde et de ses besoins. Nous n’avons rien à offrir au monde. Si quand même c’est le cas, vous pouvez le faire par la croix rouge par exemple. Après l’avoir fait, nous allons quand même faire des études bibliques. Nous avons reçu la vie par la Parole, et nous avons été régénérés. Le fait de manier cette Parole c’est la vie. La Parole est, même si c’est du papier imprimé, Christ ! La Parole est Dieu. Paul dit, quand on lui demande ce qu’il fait : « L’important c’est de le connaître Lui, savoir la puissance de sa résurrection » (Philippiens 3 :10). La résurrection réfère au Christ ressuscité. Le connaître à Lui, c’est connaître Celui qui est ressuscité. Les Ecritures disent : « Adam connut Eve, sa femme » (Genèse 4 :1). Nous savons que cela signifie qu’il avait communion avec elle. Dans la Bible, connaître est vraiment la même chose que communier. Quand Paul dit : « Pour le connaître, Lui, et la puissance de sa résurrection », il ne parle pas seulement d’une étude intellectuelle, mais incontestablement de la communion avec le Christ.

 

Comment pouvons-nous communier avec le Christ ?

A travers la Parole. A travers la Parole de Dieu écrite et éditée. A travers la Parole de Dieu écrite nous connaissons la Parole de Dieu devenue chair. C’est ça toute l’histoire. Nous devons le connaître, Lui, et la puissance de Sa résurrection. Il s’agit de pratiquer la communion avec Christ. C’est le seul moyen qui nous est présenté. Quand Paul prie pour les croyants, il ne prie pas disant : « Seigneur, donnes leur ci, et donnes leur ça. » Pas du tout, Paul prie que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance (Ephésiens 1 :17). Paul prie pour que les croyants soient en état de le connaître Lui. Le connaître à Lui signifie aussi que nous savons où est le Seigneur, ce qu’il fait maintenant, et ce qu’il fera dans le futur. Le connaître, implique que nous savons quelle est sa fonction maintenant, et quelle elle sera dans l’avenir. Si nous ne savons pas ça, nous ne pouvons pas non plus savoir qui nous sommes, et où nous nous situons. Si nous ne savons pas qui est Christ maintenant, comment saurions nous qui nous sommes ? Nous sommes en Christ. Nous sommes liés à Lui. Nous connaissons nos repères d’une seule manière, savoir par l’étude des Ecritures. Cela mène toujours, quelle que soit la page, à la connaissance et donc à la communion avec Christ. Cela mène au développement de nos vies, et tout le reste n’y fait rien. Le mieux que l’on puisse faire, c’est de côtoyer la Parole. Non pas juste en parler, mais se fonder dessus. Cela veut dire, ouvrir la Parole pour voir ce que Dieu dit. De quoi Il parle, on verra après. Il ne faut pas ouvrir la Parole pour voir comment Il peut résoudre nos problèmes. Il faut oublier ses problèmes, et tout simplement ouvrir la Bible. Ainsi, les problèmes sont résolus avant d’en avoir. Les questions trouvent leurs réponses avant de se les poser. C’est ainsi que ça devrait être. La seule chose que nous avons à faire, c’est d’ouvrir la Parole. Tout le monde peut faire ça. Dieu nous rend capable d’étudier sa Parole. Les Ecritures disent : « Si quelqu’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu » (Jacques 1 :5). C’est pour cela que Paul prie pour cet esprit de sagesse, afin que nous connaissions les choses qui nous ont été librement données par Dieu (1 Corinthiens 2 :12). Nous sommes en état de connaître la Parole de Dieu, et c’est notre mission. Ne faisons pas la même erreur qu’Israël, à qui la Parole de Dieu était confiée, mais qui manquait à l’étudier et à l’accepter. La conséquence était qu’Israël n’était pas capable de prêcher la Parole. C’est la phase suivante. Commençons à nous approprier la Parole, et si par la suite nous la prêchons, cela en résultera de soi-même. Les Ecritures nous disent : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, elle sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4 :14). Alors nous n’avons plus besoin de dire : « Vas-y, sors dehors, vas témoigner. » Non, ce n’est plus nécessaire. Celui qui a bu de cette eau, celui-là le fera naturellement. On ne peut pas freiner une telle personne. C’est la force de la Parole vivante de Dieu dans un homme mort par le péché. Si le pécheur entre en communication avec le Seigneur, il vit. Alors, c’est le Seigneur qui accomplit Sa Parole et Sa vie en ceux qui sont nés de Lui.

Ainsi nous vivons par la grâce et par la Parole.

 

Cet article est paru dans le journal de janvier 1991 du centre d’études bibliques des Pays-Bas (Nederlandse Bijbelstudie Centrum NBC, et) sur le site http://www.bijbelstudie.nl/

D’autres études sont téléchargeables sur le site.

Pour écrire au traducteur : aalbartus.hardeman@orange.fr

 
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